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Collection de tous documents, articles, rapports, photos sur l'ex président tchadien Hissène Habré coupable d'horribles crimes politiques et économiques.
14/04/2009 11:47:17 - Jeune Afrique- Par : Abdourahmane Gueye - Affaire Habré : la honte du continent Victime sénégalaise de Hissein Habré L’ex-président du Tchad Hissein Habré a ruiné ma vie. De passage à N’Djamena en 1987 dans le cadre d’un voyage d’affaires, j’ai été victime de la barbarie de sa police politique. Ses hommes m’ont volé, puis ils m’ont jeté dans un cachot surpeuplé, sans aucune raison. J’y suis resté dix mois dans des conditions inhumaines et je n’ai dû mon salut qu’à l’intervention du khalife général des Mourides, ma confrérie, et à mon président Abdou Diouf, qui est personnellement intervenu auprès de Habré pour exiger ma libération et celle de Demba Gaye, mon collègue sénégalais qui m’accompagnait. Hélas, ce dernier est mort en prison, victime des mauvais traitements qu’on lui a infligés. Mon histoire est presque banale pour mes frères tchadiens qui ont survécu aux massacres organisés par Hissein Habré. Les archives de la police politique, la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), retrouvées par Human Rights Watch, révèlent l’identité de 1 208 personnes décédées en détention comme Demba et de 12 321 personnes maltraitées comme moi. Dans ces documents sont même inscrits la date et le lieu de notre arrestation et de ma libération. Le certificat de décès de Demba a également été retrouvé. La sœur de celui-ci, Satta Gaye, ainsi que douze victimes tchadiennes et moi-même avons déposé plainte en septembre 2008 contre Habré. Nous attendons toujours le début de l’instruction. L’impunité nous concerne tous et nos dirigeants doivent répondre de leurs actes. C’est dans cet esprit que l’Union africaine, en 2006, a donné mandat au Sénégal de faire juger Habré « au nom de l’Afrique ». Aujourd’hui, je suis profondément déçu de l’attitude de nos autorités qui, six mois après le dépôt de notre plainte – et dix-huit ans après l’arrivée au Sénégal de Habré – relève du déni de justice. Alors que tout est en place pour que l’ex-dictateur […]
Affaire Habré: la Belgique saisit la Cour internationale de Justice - Rfi Après quatre ans de tergiversations, la Belgique a déposé une plainte contre le Sénégal devant la Cour internationale de Justice (CIJ). Elle reproche à Dakar de ne pas juger l’ancien président du Tchad, Hissène Habré, poursuivi pour torture et crimes contre l’humanité et demande à la Cour de l’Onu d’ordonner au Sénégal de juger Hissène Habré ou de procéder à son extradition vers la Belgique. Les dernières déclarations du président sénégalais, lors du sommet de l’Union africaine, début février à Addis Abeba, ont donné le signal à l’initiative de la Belgique. Abdoulaye Wade menaçait de remettre le dossier Habré à l’Union africaine et de lever la mise en résidence surveillée contre l’ancien président du Tchad. Depuis plusieurs mois, Bruxelles envisageait de déposer une requête contre le Sénégal devant la Cour internationale de Justice (CIJ). Le 19 février, elle a demandé aux juges de cet organe des Nations unies, chargé de régler les différends entre Etats, d’ordonner au Sénégal de juger ou d’extrader Hissène Habré vers Bruxelles. Poursuivi pour torture et crimes contre l’humanité depuis le printemps 2000, suite à des plaintes déposées par plusieurs victimes et organisations au Sénégal, où il est exilé, et en Belgique, Hissène Habré alimente un long feuilleton politico-judiciaire. «Le Sénégal poursuit une stratégie du bluff » Au titre de sa compétence universelle, la justice belge avait émis, en 2005, un mandat d’arrêt international. Mais Dakar s’était opposé à l’extradition de l’ex-chef d’Etat et avait demandé l’aval de l’Union africaine pour juger Hissène Habré sur son sol. Or, depuis quatre ans, la justice sénégalaise n’a entamé aucune procédure. « Aujourd’hui, la Belgique a toutes les raisons de saisir la CIJ, car le Sénégal poursuit une stratégie du bluff », estime Alioune Tine, membre du Comité international pour le jugement équitable d’Hissène Habré, une organisation qui regroupe […]
Hissène Habré/CEDEAO - Hissène Habré attaque le Président Wade : les victimes défendent le Sénégal mercredi 24 décembre 2008, par jesusparis Cent-quatorze victimes de la dictature de Hissène Habré ont déposé un mémoire devant la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja pour défendre la compétence du Sénégal à juger l’ancien président du Tchad. Hissène Habré a déposé une plainte en octobre dernier auprès de la Cour de Justice de la CEDEAO contre l’Etat du Sénégal. Dans sa plainte, M. Habré accuse le Président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, d’avoir « frénétiquement » fait modifier la législation et la constitution sénégalaise « en violation flagrante » du droit international dans le seul but de le « mener au peloton d’exécution ». Habré demande à la Cour de condamner le Sénégal et de l’obliger à cesser toute action judiciaire à son encontre. Hissène Habré est accusé de crimes contre l’humanité et de torture commis durant son régime de 1982 à 1990 dans une plainte déposée à Dakar le 16 septembre par les victimes de sa dictature. « Manifestement Habré a peur de la justice » a déclaré Me Demba Ciré Bathily, coordinateur des avocats des victimes qui a déposé le mémoire à Abuja. « À l’instar de tous les dictateurs rattrapés par leur passé, Habré se pose en victime et tente de fuir la justice. Si Habré est innocent, il ne devrait pas craindre un procès équitable. » Dans sa plainte contre le Sénégal, Hissène Habré prétend être victime d’une loi « rétroactive ». En fait, le droit international reconnaît depuis longtemps que le principe de non rétroactivité de la loi pénale ne s’oppose pas à un jugement en raison d’actes, comme les crimes contre l’humanité ou la torture, qui, au moment où ils ont été commis, étaient tenus pour criminels par le droit international. C’est en vertu de ce principe que les jugements des dirigeants Nazis ont pu être organisés à Nuremberg après la Seconde Guerre mondiale et que les tribunaux […]
Procès Habré: un comité réunit à Dakar craint "l'enlisement du dossier" DAKAR (AFP) — Un groupement international d'ONG et de juristes, le Comité pour le jugement équitable de Hissène Habré, l'ex-président tchadien poursuivi notamment pour crimes contre l'humanité, a déclaré mardi à Dakar craindre "l'enlisement du dossier", confié depuis plus de deux ans au Sénégal. "Nous sommes véritablement préoccupés des risques d'enlisement du procès d'Hissène Habré", a déclaré à l'AFP Alioune Tine, secrétaire général de la Rencontre africaine des droits de l'Homme (Raddho), une organisation membre du comité. "Nous sommes préoccupés par les déclarations récentes du chef de l'Etat sénégalais qui prennent le contre-pied de la procédure engagée par le ministre sénégalais de la justice", a-t-il poursuivi. "Après avoir suscité l'espoir que ce procès puisse se tenir, la République dit +si je n'ai pas d'argent, je ne fais pas de procès+. Franchement cela suscite une indignation très profonde de la part des victimes d'Hissène Habré", a-t-il regretté. Le Comité pour le jugement équitable de Hissène Habré, qui regroupe des avocats et plusieurs organisations africaines et européennes des droits de l'Homme, s'est réuni à Dakar lundi et mardi pour "informer le public sur les crimes commis durant le régime de Habré au Tchad", entre 1982 et 1990. D'après ce comité, la procédure pour la tenue du procès d'Hissène Habré, qui réside au Sénégal depuis sa chute il y a plus de 17 ans, se heurte à "des blocages au niveau politique". "Les autorités sénégalaises disent qu'elles ne traiteront pas les dossiers tant qu'il n'y a pas d'argent. Mais en fait, l'argent est là, les bailleurs de fonds et l'Union européenne ont déjà saisi le Sénégal. Le Tchad lui a donné deux millions d'euros pour les premières démarches", a expliqué à l'AFP le porte-parole de Human Rights Watch (HRW), Reed Brody. "Mais le Sénégal n'a pas fait le moindre geste pour recevoir ces deux millions d'euros", a ajouté M. Brody, qui […]
HUMAN RIGHTS WATCH Le Président Wade sème le doute sur la tenue du procès de Hissène Habré (Dakar, 21 octobre 2008) – Le Comité international pour le jugement équitable de Hissène Habré s’étonne des déclarations du Président du Sénégal, Abdoulaye Wade, menaçant d’expulser du territoire sénégalais l’ancien président tchadien, déclarations qui raniment nos inquiétudes sur la volonté politique du Sénégal de mener à bien ce dossier. Dans une interview publiée dans le journal espagnol Público, en date du 14 octobre, le chef de l’Etat sénégalais conditionne la tenue du procès à son financement par la communauté internationale. Le Président Wade affirme qu’il « n'est pas obligé de juger » Habré et que faute d’un tel financement, il ne va « pas garder indéfiniment Habré au Sénégal » mais « fera qu’il abandonne le Sénégal ». Nous tenons à souligner que les partenaires du Sénégal ont accepté le principe d’une aide financière, mais attendent depuis plus de deux ans que le Sénégal leur présente une proposition budgétaire raisonnable en vue du procès. L’Union européenne a formellement saisi le Sénégal pour l’informer qu’une première enveloppe allant jusqu'à 2 millions d’euros (1,3 milliard de francs CFA) était déjà disponible pour la phase initiale de l’instruction tandis que le Tchad a annoncé qu’il participerait à la tenue du procès à hauteur de 3 millions d’euros (2 milliards de francs CFA). La France, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas ont tous réitéré leur disposition à soutenir financièrement le Sénégal. Par contre, nous sommes déçus, tout comme le Président Wade, du manque de soutien de l’Union africaine. C’est pourtant elle qui a donné mandat au Sénégal « de faire juger, au nom de l’Afrique Hissène Habré » et a demandé à son Président « d’apporter au Sénégal l’assistance nécessaire pour le bon déroulement et le bon aboutissement du procès ». L’Union africaine a la responsabilité d’assurer l’effectivité de sa décision. La crédibilité de l’UA et de l’Afrique […]
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